Comme chaque année, le Maire a décerné l’Isséen d’Or à une personnalité d’Issy-les-Moulineaux dont l’action participe au dynamisme de la Ville. Le 10 janvier dernier, c’est Sabine Dandiguian, Présidente de Janssen-Cilag France, filiale pharmaceutique de Johnson & Johnson, qui a été récompensée. Point d’Appui a rencontré pour vous une femme charismatique, célébrée à travers « Arménie, mon amie ». A voir aussi sur issy.tv.
Point d’Appui : « Quel est votre parcours ?
Sabine Dandiguian : Mon parcours est assez original car je suis issue d’une école de commerce et non des milieux scientifiques. Je suis arrivée un peu par hasard dans l’industrie pharmaceutique. Avant d’entrer chez Johnson & Johnson, en novembre 1996, j’ai travaillé au sein des Laboratoires Delalande et Synthelabo. C’est en avril 2005 que j’ai pris la Présidence de Janssen-Cilag France.
Pd’A : Pouvez-vous nous présenter le groupe Johnson & Johnson ainsi que Janssen-Cilag ?
S. D. : Le groupe Johnson & Johnson est un des premiers groupes mondiaux de santé. Ses activités diversifiées lui confèrent une solidité qui s’avère utile en raison des aléas propres au secteur pharmaceutique (sécurité des produits, difficulté de la recherche, etc.). On distingue trois grands domaines : le Grand public (connu à travers des marques comme Roc ou Neutrogena), le Matériel médical (constitué par exemple par des stents actifs ou des prothèses orthopédiques) et le domaine Pharmaceutique. Historiquement, ce dernier est très important et Janssen-Cilag France est la première filiale pharmaceutique du groupe hors US.
Pd’A : Quel est votre regard sur l’industrie du médicament en France ?
S. D. : Il est assez pénible de constater que l’industrie pharmaceutique est parfois diabolisée. Il s’agit là d’une véritable injustice – notamment pour les personnes qui y travaillent et qui s’investissent quotidiennement – car elle contribue au progrès de la santé. Je suis très fière de travailler pour une entreprise qui fabrique des produits innovants et qui participe à l’amélioration de la santé des patients. Il me semble également que la santé ne constitue pas une priorité politique… Or, dans un contexte de vieillissement de la population, elle devrait être au cœur des programmes politiques et les budgets qui lui sont alloués devraient être renforcés de manière significative. Comparée à d’autres systèmes européens, la prise en charge par le système français de la santé est complète, éthique et équitable. Il est important de la sauvegarder et de demander aux Français où ils souhaitent voir investir l’argent de l’Etat !
Source Point D’appui





