Une communication efficace. Un mystère aussi… on en parle si peu !
Un lobbying par l’argent sans aucun doute.
Et un sujet plus réel que la critique de l’industrie pharma !!!
Une communication efficace. Un mystère aussi… on en parle si peu !
Un lobbying par l’argent sans aucun doute.
Et un sujet plus réel que la critique de l’industrie pharma !!!
La firme américaine de biotechnologie Pathway Genomics distribue des tests génétiques personnalisés pour détecter d’éventuels risques de maladies comme Alzheimer, via la chaîne de pharmacies Walgreens
. C’est la première fois qu’un tel éventail de tests génétiques est commercialisé à une aussi grande échelle sans ordonnance et chez le pharmacien.
Le kit proposé par Pathway Genomics, appelé “Insight Saliva Collection”, permet de recueillir un échantillon de salive selon des instructions simples et contient une enveloppe affranchie pour le renvoyer à leurs laboratoires pour analyse.
Le kit est vendu pour un prix variant de 20 à 30 dollars dans les 7.500 pharmacies Walgreens à l’exception de celles se trouvant dans l’Etat de New York en raison des lois locales.
On peut ensuite se rendre sur le site pour créer un compte personnel sécurisé et passer commande des tests génétiques souhaités parmi les trois séries proposées :
1) La firme offre pour 79 dollars de tester les réactions à certaines substances. Il s’agit entre autres de la caféine (quel scoop), des anticholestérols (les statines), de la warfarine et du tamoxifène notamment.
2) Les couples envisageant de procréer pourront, pour 179 dollars, savoir s’ils sont porteurs ou pas d’une ou de plusieurs de 23 variations génétiques prédisposant leurs futurs enfants à des maladies héréditaires comme la thalassémie ou la polykystose rénale.
3) Pour le même prix, ils pourront savoir s’ils ont des prédispositions génétiques à une vingtaine d’autres maladies dont le cancer du poumon, la leucémie, la sclérose en plaques ou des affections cardio-vasculaires.
Sympa et rassurant le self conseil génétique ! La bonne nouvelle est là : on fait quoi maintenant qu’on “sait” ? Ben, RIEN puisqu’on ne sait pas prévenir, à part les mesures d’hygiène de vie habituelles…
Sept Français sur dix consultent aujourd’hui Internet pour obtenir des informations en matière de santé. Devant l’essor de cette pratique, le Conseil National de l’Ordre des Médecins a convié le 4 mai dernier, experts, institutionnels et journalistes pour débattre de l’évolution de l’information santé en ligne et de son incidence dans la relation des Français avec leurs praticiens.
Bien sûr cela devrait sérieusement booster les e-pratiques en matière de marketing pharmaceutique.
Cela valide totalement la stratégie de MSD avec DocVadis et prédit un grand avenir à des réseaux sociaux de patients du type DIABSPACE, réseau social pour diabétiques.
Dans ce cadre, le CNOM -dans une attitude très moderne- a ouvert plusieurs pistes de propositions afin de mieux prendre en compte cette tendance de fond :
Développer le conseil du médecin dans la recherche d’information santé.
L’Ordre considère que le professionnel de santé a un rôle prépondérant à jouer dans la reconnaissance par le grand public du processus de certification engagé par la fondation Health On the Net ou la Haute Autorité de Santé. Fort de la confiance dont il bénéficie auprès de ses patients, il a la responsabilité de les rediriger vers des sites fiables et certifiés, pour leur permettre de naviguer en toute sécurité. A cet égard, le Docteur Lucas a souligné que « le professionnel de santé doit donner des repères aux patients dans leur recherche en information santé, en les aidant à développer leur sens critique sur la qualité de l’information mise en ligne » et considère que le CNOM doit adopter « une attitude accompagnatrice, pédagogique et anticipatrice ».
Faire d’Internet un outil au service de la relation médecins-patients.
Le CNOM a souligné l’apport d’Internet dans l’accompagnement et le soutien psychologique des patients, notamment à travers leurs échanges avec d’autres patients concernés par la même maladie. Pour le CNOM, Internet offre des clés aux patients pour leur permettre de mieux dialoguer avec leurs médecins, et de construire ainsi une relation constructive. Afin que les professionnels de santé puissent appréhender l’usage d’Internet au sein de leur relation avec leurs patients, le Docteur Lucas souhaite que « les facultés de médecine intègrent une formation sur les Technologies de l’Information et de la Communication, dont Internet, dans le cursus universitaire ».
Créer un label ordinal pour les sites publiés par des médecins.
Pour l’Ordre, la place des médecins sur Internet passe notamment par un plus grand investissement de leur part sur la Toile, via la création d’un blog ou de leur propre site Internet. Cette démarche permettrait de prolonger le contenu de la consultation sur le Net tout en préservant la loyauté et la fiabilité de l’information envers les patients. Dans cette perspective, le Docteur Lucas souhaite pouvoir « apporter aux sites personnels de médecins une labellisation ordinale engageant le médecin, à travers la signature d’une charte, à respecter la déontologie médicale sur son site Internet ».
Le CNOM a mené avec Ipsos une étude dont les principaux enseignements soutiennent l’importance du rôle du médecin dans le développement de la sphère de l’information santé en ligne.
Les médecins sont la principale source d’information des Français en matière de santé, devant Internet :
- Lorsqu’ils cherchent à s’informer en matière de santé, les Français ont recours à des sources d’informations multiples. Le médecin (généraliste, spécialiste ou hospitalier) arrive nettement en tête des sources utilisées, avec 89% des citations, devant Internet (64%), les proches (64%), le pharmacien (63%) ou les émissions santé à la télévision (55%).
71% des Français cherchent des informations médicales ou de santé sur Internet
- Sept Français sur dix (71%) consultent aujourd’hui Internet pour obtenir des informations en matière de santé : il s’agit donc d’une pratique très répandue. Il apparaît au niveau des usages que 65% des Français ont déjà consulté Internet pour en savoir plus concernant une maladie ou ses symptômes. Plus du tiers des répondants (37%) y recherchent des témoignages d’autres patients.
- Si Internet est perçu comme une source d’information jugée moins digne de confiance que d’autres (professionnels de santé notamment). Parmi les personnes consultant des sites, 71% reconnaissent ne pas savoir faire la différence entre les sites certifiés et les autres.
L’influence très positive des usages d’Internet sur la relation médecins-patients
Seul un tiers (34%) des personnes concernées dit à ses médecins qu’il consulte des sites d’information médicale. Il apparaît qu’aux yeux d’un certain nombre de patients, cela a contribué à améliorer la qualité de leurs relations avec leur médecin. En effet, 36% considèrent que les relations qu’ils entretiennent avec les médecins sont devenues plus constructives et basées sur le dialogue, et 30% estiment qu’elles sont plus franches qu’auparavant.
Au total, si 71% des Français consultent déjà Internet pour s’informer en matière de santé, l’étude révèle que le rôle d’Internet dans la relation patients-médecins pourrait s’accroître si des médecins venaient à ouvrir leur propre blog ou site Internet. En effet, 62% des Français affirment qu’ils consulteraient le blog ou le site internet de leur médecin si ce dernier venait à en ouvrir un.
Enfin 38% des Français qui n’utilisent actuellement pas Internet comme vecteur d’information médicale seraient enclins à se connecter pour visiter le blog ou le site de leur médecin.